Édition 2020 : du 21 au 29 janvier

PROGRAMMATION EN COURS…

Découvrez d’ors et déjà les 5 spectacles qui accompagneront la programmation cinéma du festival !

Multiple-s
Salia Sanou, Nancy Huston, Germaine Acogny, BabX

21 + 22 janvier 20h
Malraux

Spectacle: Multiple-s – De vous à moi avec l’auteure Nancy Huston, Conception et chorégraphie: Salia Sanou, Interprètes: Nancy Huston, Salia Sanou, Musique: Babx, Lumières: Marie-Christine Soma, Scénographie: Mathieu Lorry Dupuy, Lieu: L’Espal , Le Mans, le 22/09/2018
En trois duos rassemblés ici, Salia Sanou, provoque des face à face successifs avec l’auteure Nancy Huston, la chorégraphe Germaine Acogny et le musicien Babx.

Danseur et chorégraphe vivant et travaillant à Ouagadougou, formé par les maitresses de la danse africaine que sont Germaine Acogny et Irène Tassembédo, passé chez les grands noms de la danse européenne comme Mathilde Monnier, Salia Sanou est l’un des représentants majeurs d’une danse africaine toute à la fois contemporaine et enracinée. De son désir de travailler la plongée dans l’altérité, il tire trois duos créés à partir de l’admiration qu’il porte à ses interprètes. Nancy Huston, célèbre auteure franco‑canadienne avec qui il poursuit le dialogue déjà entamé dans une précédente pièce, Germaine Acogny qui le forma et accompagna ses premiers pas, et Babx, musicien de génie dont le travail l’a profondément touché. Tous jouent le jeu de la confrontation des corps : ensemble, ils dansent. Ces duos sont présentés pour la première fois ensemble lors du festival d’Avignon 2019 et forment désormais une oeuvre, un tryptique de la rencontre.

Sanji
Adama Dramé, Marc Chalosse

date à définir
La Base

Adama Dramé est l’un des rares Djembéfola au monde à avoir une approche contemporaine de sa pratique.Avec le musicien collecteur de sons Marc Chalosse, ils mettent au point un djembé 2.0 !

Adama Dramé a élevé le djembé au-delà de la représentation folkloriste dans lequel l’inconscient néocolonialiste l’avait parfois cantonné. C’est par la rencontre avec Marc Chalosse, compositeur et claviers, pionnier de l’Afro-House et de l’ambient au côté de Frédéric Galliano (labels FCom et Frikyiwa), que deux univers en apparence opposés se sont trouvés pour former Sanji (“pluie” en Diuola). Ensemble ils élaborent un djembé 2.0 qui permet d’amplifier mais aussi de créer et de faire évoluer de nouvelles sonorités grâce à un traitement numérique en temps réel. Sur scène, un dispositif de caméras filme les mains du maître tambour et projette les images pour rendre compte du ballet souple et athlétique, de la technique inimitable d’Adama Dramé. Pendant le concert, des passerelles se créent entre les rythmiques répétitives du mandingue millénaire et les musiques électroniques se crées, un rapprochement autant acoustique / électronique, passé / présent que Nord / Sud. En route vers le futur !

Stand-up (rester debout et parler)
Rachel Dufour, Alvie Bitemo

22 + 25 janvier 20h
La Base

C’est le format du stand‑up, le rythme du stand‑up, le rire du stand‑up mais c’est autre chose. Un seul en scène piquant, porté par une comédienne qui se met à l’épreuve de la relation brute avec le public, sans filet.

Dans Stand‑Up (rester debout et parler), celle qui arrive s’appelle Alvie Bitemo. Elle est née au Congo, elle vit en France depuis 2010. Elle est à la fois musicienne‑auteure‑interprète et comédienne. Elle parle et déroule les questions qui l’animent : prenons‑nous bien la mesure de l’occidentalisation de notre lecture du monde ? Qu’est‑ce qu’être une actrice noire en France aujourd’hui ? Qu’est‑ce qu’être une femme noire et africaine en France aujourd’hui ? Le stand‑up, on connaît peu finalement, on pense tout de suite au one wo‑man show. Il faut plutôt traverser l’océan, regarder du côté de l’Amérique, où dans les années 60, des hommes, des femmes, dans des caves de bars, montent sur une toute petite scène, un micro à la main, et parlent : en leur nom. Ils‑elles ont choisi le parti d’une parole qui n’est pas la politique, pas la communication, pas la littérature, mais la relation. Et ils ont pensé que le rire – fut‑il jaune – allait permettre quelque chose.

Les Amazones d’Afrique

24 janvier 20h
Malraux

Leurs voix puissantes chantent l’espoir, l’indépendance et la lutte contre les violences sexuelles, physiques et morales faites aux femmes. Bienvenue en République Amazone !

Premier « supergroupe » féminin d’Afrique de l’Ouest, les Amazones d’Afrique réunit des chanteuses unies dans leur révolte face aux violences subies par les femmes à travers le monde. Elles comptent parmi les voix les plus acclamées de la musique ouest‑africaine : la star malienne Mamani Keita, la musicienne afro/pop burkinabè Kandy Guira et la chanteuse béninoise Fafa Ruffino. Avec élégance le collectif perpétue la tradition mandingue en lui insufflant l’électricité des mégalopoles africaines dans un savoureux mélange de sonorités traditionnelles, électro, funk, blues… Elles restituent sur scène la folle énergie de leurs albums, Amazones Power et République Amazone, avec notamment le tube I play the kora. Inspirées des redoutables et mystérieuses guerrières du Dahomey, les trois divas et leur groupe s’unissent et prennent littéralement le pouvoir pour le concert événement de Ciné Bala !

Othello
Shakespeare, Arnaud Churin

28 + 29 janvier 20h
Malraux

‑ Vous reprendrez bien un peu de théâtre ?
‑ Oh oui avec plaisir, mettez‑moi du Shakespeare sur un grand plateau. Mais, faites‑en sorte que cela ne soit pas trop classique. Ajoutez‑y quelque chose hmm… D’étonnant !
‑ Mais bien sûr, voici un Othello !

Othello, l’un des chefs d’oeuvres du répertoire, mis en scène à l’infini, avec ces personnages ayant marqué les imaginaires, Iago, incarnation du mauvais génie, le conseiller fourbe et machiavélique qui poussera Othello, le Maure de Venise, vers la jalousie la plus folle au point de tuer sa femme Desdemone. Chez Shakespeare, Othello est noir ou plutôt, il a la peau sombre sans qu’un caractère particulier soit attaché à sa couleur de peau. Ce qui frappe c’est sa solitude, pas le fait qu’il soit étranger, mais que malgré ses triomphes de combattant, malgré son intégration totale dans la plus haute société vénitienne, il reste seul et mourra seul et fou. Pour mieux souligner cette solitude, cette différence, Arnaud Churin inverse la proposition d’origine, Othello sera blanc, dans une société noire, la solitude ne vient pas de son origine. Ce n’est pas la couleur en soi qui compte dans cette pièce mais la différence. Alors est rendue possible une réflexion bien plus large sur la place de l’Autre.